Seance de kiné avec un ballon
Pour un mal de dos, une blessure, un handicap… on est tous confrontés au moins une fois au masseur-kinésithérapeute. Missions, tarif, études, remboursement : tout sur cette profession de santé exercée par 90 000 personnes en France.

Les missions du masseur-kinésithérapeute

La pratique de la masso-kinésithérapie a deux missions, comme le précise la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (FFMK) : prévenir et traiter « les troubles du mouvement et de la motricité de la personne et les déficiences ou les altérations des capacités fonctionnelles ». Pour ce faire, il utilise des moyens « manuels, instrumentaux et éducatifs ».

Les principales pathologies et domaines d’intervention des masseurs-kinésithérapeutes sont :

  • les douleurs de dos ou lombaires
  • les suites de fracture
  • l’arthrose
  • la paraplégie ou tétraplégie, notamment entraînées par des maladies neurologiques
  • la bronchite chronique ou la bronchiolite chez les plus jeunes (« kiné respiratoire »)
  • la rééducation post-partum
  • la rééducation sphinctérienne
  • la rééducation après des infarctus (entraînement cardio et musculaire)

Le masseur-kinésithérapeute intervient sur prescription d’un médecin.

Rééducation : les méthodes du masseur-kinésithérapeute

Pour prévenir, soigner et effectuer une rééducation, les kinésithérapeutes utilisent dans leur pratique la mobilisation passive et la mobilisation active :

  • la mobilisation passive comprend les massages, les étirements, la stimulation électrique transcutanée (« électrodes »). C’est le kinésithérapeute qui est actif, le patient doit être le plus détendu possible.
  • la mobilisation active regroupe les rééducations où c’est le patient lui-même travaille avec l’aide du kinésithérapeute. C’est le cas des exercices musculaires et sportifs, avec ou sans appareils, des étirements à réaliser soi-même, etc. On l’utilise notamment après un accident et/ou la pose d’une prothèse.  

Cabinet, hôpital ou domicile pour le masseur kinésithérapeute ?

Les kinés exercent aussi bien en cabinet qu’au domicile des patients (80% d’entre eux), et pour une minorité (16%) en milieu hospitalier et autre structures (4%).

Selon la pathologie du patient et ses possibilités de mouvement, ce sont le médecin prescripteur et le kiné qui déterminent si les consultations se font au cabinet ou à domicile.

Parfois, certains kinés reçoivent plusieurs patients en même temps . Cette pratique est autorisée mais encadrée et limitée à 3 patients simultanés sur trente minutes chacun, selon l’Assurance maladie.

Les diplômes des masseurs-kinésithérapeutes

Les kinés, pour exercer, doivent avoir le diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute. Il s’obtient après une formation de quatre ans dans un des instituts de formation en masso-kinésithérapie (IFMK). Auparavant, les étudiants doivent avoir effectué une première année en études de santé, sciences de la vie ou Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Ils ont donc au minimum effectué cinq ans d’études après le baccalauréat.

Quels sont les tarifs d’un masseur-kinésithérapeute ?

Le tarif conventionné d’une consultation avec un masseur-kinésithérapeute dépend de l’acte pratiqué, mais la moyenne est entre 16 et 25 euros. L’assurance maladie en prend en charge 60% (100 % si le patient vient dans le cadre d’une affection de longue durée, ALD, qui doit être mentionnée sur l’ordonnance). Les mutuelles remboursent le reste à charge au patient.

Certains kinés pratiquent des dépassements d’honoraires (particulièrement à Paris : c’est le cas pour 2/3 d’entre eux). Des indemnités de déplacement peuvent être facturées pour une consultation à domicile, uniquement si elle est sur prescription.

Kinésithérapeutes : où en trouve-t-on le plus en France ?

Les près de 90 000 masseurs-kinésithérapeutes qui exercent en France ne sont pas répartis également sur le territoire (et rien ne les y oblige). Les régions qui comptent le plus de kinés sont : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur. À l’inverse, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe sont les territoires les moins dotés.

Leur nombre total est en constante progression : on comptait par exemple 44 000 kinés en 1990, alors qu’on prévoit de dépasser les 100 000 masseurs-kinésithérapeute dès 2020. Mais avec le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques, cette augmentation est nécessaire. 1800 autorisations d’exercer sont délivrées chaque année.

 

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Merci à l’équipe de Hizy.org et Handicap International pour la mise à disposition de ce contenu