Exosquelette

Un tétraplégique remarche avec un exosquelette

Thibault, 28 ans, est paralysé des épaules jusqu’au bas du corps depuis une chute. Pourtant, aujourd’hui, ce jeune homme tétraplégique remarche. Par magie ? Pas du tout, plutôt grâce à la force de la science, qui débouche sur une première mondiale.

Tétraplégique : un exosquelette pour remarcher

Depuis deux ans, une équipe une équipe du laboratoire de recherche grenoblois Clinatec et du CHU de Grenoble travaille d’arrache-pied pour permettre à un jeune tétraplégique de remarcher ; Le tout grâce à la force de la pensée. Comment cette prouesse fonctionne-t-elle ? Thibault a des électrodes implantées à la surface de son cerveau. 128 au total. Elles permettent de «lire» ses pensées, c’est-à-dire d’enregistrer les signaux émis par son cortex sensori-moteur, et de les transmettre à un exosquelette. Avec celui-ci, le jeune homme peut aujourd’hui marcher, attraper un objet ou plier le genou. Des gestes du quotidien qu’il avait perdu l’habitude de faire. Et que la science lui a rendu.

Les signes du cerveau pour commander un ordinateur

Après deux ans d’entraînement, Thibault maîtrise désormais son exosquelette. Il a été filmé en train de faire quelques pas et de tenir un verre d’eau pour le boire. Des images qui valident l’essai clinique et qui ont déjà fait le tour du monde. Car c’est du jamais vu : cette première mondiale avec un exosquelette permettant à un jeune homme paralysé de remarcher. Des progrès restent encore à faire puisque Thibault n’a pu effectuer que 408 pas et faire 145 mètres. Mais la première marche, immense, est franchie. Et elle donne sans aucun doute un espoir à nombre de personnes paralysées qui rêvent de pouvoir retrouver des sensations perdues. Pas forcément la marche, mais comme l’indique le professeur Chabardes, qui dirige l’opération, dans les colonnes du Figaro : « Nos résultats pourraient nous rapprocher un peu plus de l’idée d’aider les patients tétraplégiques à commander un ordinateur en utilisant uniquement les signaux du cerveau ».

Merci à l’équipe de Hizy.org et Handicap International pour la mise à disposition de ce contenu